Mauritanie : un collectif dénonce les violations des droits des migrants et des Négro-Mauritaniens

En Mauritanie, quinze partis politiques et organisations de la société civile ont lancé un appel aux autorités afin de mettre un terme aux contrôles au faciès et aux atteintes aux droits des migrants. Cette mobilisation fait suite à l’arrestation de l’écrivain mauritanien Ibrahima Ba, interpellé le 19 septembre près de son domicile.
Dans un témoignage publié sur les réseaux sociaux, l’auteur affirme avoir été « arrêté arbitrairement », « jeté en cellule comme un délinquant » et privé de ses droits. Pour les signataires du communiqué, cet incident illustre le quotidien difficile de nombreux migrants subsahariens et Négro-Mauritaniens.
Kaaw Touré, porte-parole des Forces progressistes du changement, dénonce « des atteintes graves aux droits humains qui donnent de notre pays l’image d’une nation raciste ». Le collectif réclame la fin immédiate des contrôles discriminatoires, l’arrêt des politiques de ségrégation et l’ouverture d’une enquête indépendante sur les violences et rafles visant les communautés noires.
Face à la polémique, le directeur de cabinet du président, Nani Ould Chrougha, a rendu visite à Ibrahima Ba dans une démarche d’apaisement. De son côté, la direction générale de la sécurité nationale accuse l’écrivain d’avoir menti et assure qu’une enquête est en cours, tout en réaffirmant son engagement à protéger l’ensemble des citoyens et résidents dans le respect de la loi.



