
Pour le huitième jour consécutif, des manifestations ont eu lieu samedi dans plusieurs villes du Maroc, à l’appel du collectif GenZ 212, un mouvement citoyen porté par de jeunes Marocains mobilisés pour réclamer une amélioration des services publics, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation.
Des rassemblements pacifiques ont été signalés à Rabat, Casablanca, Fès, Marrakech et Tanger, où des centaines de personnes, pour la plupart des jeunes, ont défilé dans les rues en brandissant des pancartes et en scandant des slogans tels que « Une école pour tous, pas pour quelques-uns » ou « La santé n’est pas un luxe ».
Le collectif GenZ 212, né sur les réseaux sociaux, est devenu en quelques mois le symbole d’une jeunesse marocaine consciente et engagée, qui dénonce les inégalités sociales, le chômage élevé et la dégradation des services publics. Les organisateurs affirment vouloir maintenir une mobilisation pacifique et citoyenne, loin de toute récupération politique.
Selon plusieurs témoins, la police a encadré les cortèges sans incident majeur, bien que quelques interpellations isolées aient été signalées à Casablanca.
Dans un communiqué publié samedi soir, GenZ 212 a salué « la maturité et la détermination des manifestants », tout en appelant le gouvernement à ouvrir un dialogue national sur la réforme des services publics. « Les jeunes ne demandent pas des privilèges, mais un avenir digne », précise le texte.
Les autorités n’ont pour l’heure fait aucun commentaire officiel, mais les mobilisations répétées illustrent une frustration sociale croissante, notamment chez les moins de 30 ans, qui représentent plus de la moitié de la population marocaine.
Cette vague de manifestations, inédite par sa durée et sa coordination numérique, pourrait bien marquer une nouvelle étape du militantisme social au Maroc, portée par une génération connectée, éduquée et déterminée à faire entendre sa voix.



