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Royaume-Uni : plus de 460 arrestations à Londres lors d’une manifestation pro-Palestine

Une manifestation de soutien au réseau Palestine Action, interdit depuis début juillet au Royaume-Uni et classé « organisation terroriste », a conduit samedi 9 août à 466 arrestations, selon la police métropolitaine. Un chiffre record, le plus élevé enregistré en une seule opération à Londres depuis dix ans.

Les manifestants, rassemblés dans le centre de la capitale, brandissaient pancartes et drapeaux palestiniens, certains affichant des slogans tels que « Agir contre le génocide n’est pas un crime » ou « Free Palestine ». La police avait prévenu en amont que tout soutien explicite à Palestine Action exposerait à des poursuites pénales. Les personnes interpellées n’ont pas opposé de résistance, beaucoup esquissant un signe de victoire sous les applaudissements de la foule.

Une organisation controversée
Créée en 2020, Palestine Action revendique des actions directes contre les infrastructures liées à l’industrie militaire, accusant le Royaume-Uni de complicité avec Israël dans la vente d’armes. Sa mise à l’index, début juillet, fait suite à des actes de vandalisme, notamment contre une base de la Royal Air Force.

Condamnations et réactions
L’ONG Amnesty International a dénoncé sur X « une violation des obligations internationales du Royaume-Uni de protéger la liberté d’expression et de réunion ». De son côté, le groupe Defend Our Juries a promis de poursuivre les mobilisations, qualifiant l’interdiction de « disproportionnée » et annonçant de nouvelles actions en septembre.

Le gouvernement, par la voix de la ministre de l’Intérieur Yvette Cooper, affirme disposer d’« informations inquiétantes » sur les projets de Palestine Action, estimant que ses sympathisants « ne connaissent pas la véritable nature » du mouvement, jugé non pacifique.

Trois personnes ont déjà été inculpées pour soutien à une organisation interdite, un délit passible de six mois de prison, tandis que l’appartenance ou l’incitation à rejoindre un tel groupe peut entraîner jusqu’à 14 ans d’incarcération.

Une action en justice a été engagée par Huda Ammori, cofondatrice de Palestine Action, pour contester l’interdiction. L’affaire sera examinée par la justice britannique en novembre.

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